Pour les animaux

Êtres sensibles

Comme nous, les animaux peuvent souffrir ou éprouver de la joie, et ils devraient pouvoir vivre leur vie comme ils le désirent. Les animaux sont sentients, c’est-à-dire qu’ils sont conscients, doués d’émotions et ressentent une multitude de sensations. En consommant des animaux, nous les condamnons à une vie de misère et à une mort terrible. Rien qu’en France, chaque jour, 3 millions d’animaux sont tués dans les abattoirs, et des dizaines de millions d’animaux aquatiques sont sacrifiés. De quel droit leur ôtons-nous la vie ?

 

Cochon dans un abattoir – Aitor Garmendia

 

Selection génétique

La sélection génétique transforme le corps des animaux pour les rendre les plus productifs possible, au détriment de leur santé. Des cochons, des poulets, des bovins, ont ainsi été sélectionnés pour produire le maximum de chair. Des centaines de milliers de poulets meurent dans les élevages avant même d’être conduits à l’abattoir : leur cœur, leur squelette et leurs poumons sont incapables de supporter cette croissance musculaire accélérée.

Les poules pondeuses ont été sélectionnées génétiquement pour pondre le plus d’œufs possible, au détriment de leur santé. Alors qu’une poule sauvage pond environ une vingtaine d’œufs par an, les poules des élevages modernes en pondent plus de 300. Cette productivité exigeante en calcium (pour la formation des coquilles) est notamment la cause d’une décalcification osseuse, source de fréquentes fractures pour les poules.

 

L’élevage

Dès leur naissance, la plupart des animaux sont brutalisés. Sans anesthésie, des porcelets sont castrés au scalpel, leur queue et leurs dents sont coupées. Des veaux ont les cornes brûlées à vif, l’extrémité du bec des poules et des canetons est brûlée, ces derniers sont de plus dégriffés, etc. Ces mutilations douloureuses sont la norme en élevage conventionnel, et très courantes en élevage bio.

 

Cochon dans une ferme – Aitor Garmendia

 

La plupart des animaux en élevage sont enfermés par milliers dans d’immenses hangars. En séparant les animaux de force, en les entassant ou en les isolant dans des cages, ces élevages privent les animaux de liens affectifs et les exposent à des souffrances psychiques et physiques. Des activités essentielles comme courir, jouer, sauter, explorer sont tout simplement impossibles dans l’immense majorité des exploitations.

Dans les élevages laitiers, le veau est séparé de sa mère à la naissance ou dans les 24 heures : ils ne se reverront jamais. C’est un véritable déchirement et, après la séparation, beaucoup se cherchent en meuglant pendant des jours. Les veaux passent les huit premières semaines de leur vie seuls dans des cases individuelles souvent à peine plus grandes qu’eux: s’ils restaient avec leur mère, ils buvraient le lait qu’on va nous vendre à nous.

 

Fonctionnement de l’industrie laitière – Spergularia rubra

 

Abattage

Les animaux souffrent aussi dans les transports, parfois des dizaines d’heures dans des conditions si éprouvantes que certains n’y résistent pas. Terrifiés, épuisés, ils sont brutalement déchargés dans l’environnement bruyant et inconnu d’un abattoir.

Lorsque nous les tuons, la plupart des animaux n’ont que quelques semaines ou mois d’existence. Nous tuons les poules broiler aux 40-45 jours de vie quand elles ont une espérance de vie de 8 ans, nous tuons les cochons aux 6 mois quand ils peuvent vivre 15 ans, les veaux aux 3-8 mois quand ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans…

Les animaux sont électrocutés, gazés ou ont le crâne fracassé au pistolet, puis ils sont saignés ou égorgés directement en pleine conscience. Certains sont mal “étourdis” et reprennent conscience lors de la saignée.

 

Étourdissement d’une vache – Aitor Garmendia

 

Les poussins mâles de l’industrie des œufs sont gazés ou broyés vivants car, ne pondant pas et n’étant pas d’une race “à chair”, ils sont considérés comme des déchets pour la production. Le même sort attend les poussins femelles chétifs, malades ou en surnombre.

 

Poussins mâles en train d’être asphyxiés dans un sac plastique – PACMA

 

Et les poissons?

L’aquaculture impose aux animaux de très fortes densités, et est source de stress, maladies, blessures… En plus, elle accroît le nombre des victimes de la pêche, car les poissons d’élevage sont souvent nourris avec de petits poissons sauvages. Artisanale ou industrielle, “durable” ou en élevage, la pêche impose toujours une agonie longue et douloureuse aux animaux.

 

Pour en savoir plus:

Le discours le plus important de votre vie — Conférence universitaire

Norm, un court-métrage

– Documentaire Earthlings sur notre rapport aux autres animaux sur Terre

Dairy is scary — l’industrie laitière résumée en 5 minutes

 

*Page basée sur du contenu original de L214

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